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L'après-rupture fait plus mal que la rupture

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Ma mère, Antonia Carcenac, nous a quittés le  8 janvier dernier, à 3 h 15 le matin. Malgré ses 85 ans, elle incarnait la typique jeune femme : pimpante, racée, désinvolte et spirituelle. Plus que la tristesse, son départ marque pour moi le retour de merveilleux souvenirs. Et pourtant, j'éprouve comme  un coup de couteau le bouleversement que sa mort cause dans notre famille. Imaginez un instant ses six enfants qui, du jour au lendemain, se retrouvent orphelins. Comment négocier un tel virage?  Rien ne prépare un fils au départ de sa mère.   Née le 9 avril 1940, à Santiago, Chili, d'un père français et d'une mère chilienne, ma mère est probablement la femme la plus heureuse que j'aie connue dans ma vie. À 18 ans, elle rencontrait mon père, son premier amour, de huit ans son aîné. À 20 ans, la naissance de son premier enfant, suivi d'un autre l'année suivante, et d'un autre. En 1964, elle en avait quatre. En décembre 1971, je venais au monde. En 1976, ma famil...